Avec un peu d’aide de nos amis du CEBUD

Par Sophie Docx

Cake souhaite aider les gens à mieux comprendre, contrôler et améliorer leurs finances. Nous collaborons à cet effet avec des spécialistes tels que le CEBUD, le centre de conseil et de recherche budgétaires de la haute école Thomas More. Nous nous sommes entretenus avec Ilse Cornelis et Nele Peeters du CEBUD, et Jessica Ruelens de Cake.

Cake a pour mission d’améliorer le bien-être financier de ses utilisateurs. Pour ce faire, nous les aidons avant tout à comprendre, contrôler et améliorer leurs finances. 

Depuis le début, nous collaborons à cet effet avec des spécialistes dans ce domaine, dont le CEBUD. Nous nous sommes entretenus avec Ilse Cornelis et Nele Peeters du CEBUD, et Jessica Ruelens de Cake.

Ilse Cornelis
Nele Peeters

Qu’est-ce que le CEBUD ? 

Ilse : Le CEBUD (acronyme néerlandais de « Centrum voor budgetadvies en -onderzoek », ou centre de conseil et de recherche budgétaires) est un groupe de recherche lié à la formation en travail social de la haute école Thomas More. D’une part, nous faisons de la recherche et, d’autre part, nous délivrons des services basés sur celle-ci. De cette manière, nous transmettons également sur le terrain les connaissances que nous avons acquises. Nous ne voulons pas faire de la recherche à tout prix, mais tenons également à donner quelque chose en retour à la société. C’est notre mission.

Nele : Notre travail s’articule autour de trois piliers importants. Tout d’abord, nous nous sommes forgé ces dernières années une expertise unique en matière de recherche pratique sur les budgets de référence et leur utilisation pour la participation sociale. Nous essayons de répondre à la question de savoir quel est le revenu nécessaire pour pouvoir participer à la société. Nous avons développé à cet effet un outil (REMI) qui est utilisé par les CPAS.

Par ailleurs, nos projets sont également axés dans une large mesure sur les deux autres piliers. Le pilier « Pauvreté » se concentre sur la question de savoir comment promouvoir la participation sociale des groupes cibles vulnérables. Nous collaborons à cet effet avec les communes et élaborons des mesures politiques.

Dans le cadre du pilier « Argent et comportement », nous étudions comment parvenir à une aide efficace en matière de budget et d’endettement et comment faire en sorte que les consommateurs puissent être financièrement autonomes. Notre collaboration avec Cake porte essentiellement sur ce pilier. 

Ilse : En effet, les points de vue et les méthodes en matière d’argent et de comportement humain sont génériques. Les comportements et les mécanismes ne concernent pas seulement les personnes confrontées à des problèmes financiers. Ils s’appliquent à toute personne qui gère son argent. C’est-à-dire nous tous !

Que faites-vous au sein du CEBUD ? 

Ilse : Notre travail concerne principalement le volet « Argent et comportement ». J’ai suivi une formation de psychologue et je suis très intéressée par la manière de stimuler le changement de comportement, ce qui est évidemment extrêmement important pour atteindre une autonomie financière. Par ailleurs, j’aime bien m’occuper d’analyses quantitatives et statistiques en matière de budgets de référence. 

Nele : Je suis sociologue et m’intéresse davantage au rôle des modèles plus larges et des structures sociales. Notre équipe multidisciplinaire comprend, outre des sociologues, un psychologue, un informaticien, un économiste et un ingénieur commercial. 

Qu’est-ce que l’autonomie financière et de quoi a-t-on besoin à cet effet ?

Nele : En 2011, nous avions déjà défini l’autonomie financière comme une « gestion durable du budget ». Entre-temps, nous avons évolué vers un nouveau terme et une nouvelle définition : l’équilibre entre les revenus et les dépenses, maintenant et à l’avenir.

Ilse : Nous avons également abandonné le terme « autosuffisance ». Est-il important de se demander dans quelle mesure chacun doit être « autosuffisant » ? Nous optons pour le terme « autonomie », en sous-entendant qu’il n’y a aucun mal à demander de l’aide. Et que c’est parfois réellement indispensable. Il ne faut pas nécessairement se débrouiller tout seul.
Nele : Trois éléments sont nécessaires pour être financièrement autonome. Premièrement, un revenu décent, à court terme comme à long terme. Deuxièmement, des connaissances et compétences financières. Troisièmement, un comportement sain sur le plan financier. Ces trois éléments doivent être en équilibre.

Ilse : Si vous avez un revenu élevé, mais des compétences financières insuffisantes et un comportement financier qui n’est pas sain, vous pourriez vous trouver en difficulté, au même titre que quelqu’un qui a les compétences et le comportement adéquats, mais des revenus insuffisants.

Pourquoi le CEBUD et Cake travaillent-ils ensemble ?

Jessica : Nous avons contacté le CEBUD dès les premiers mois de Cake, alors que le développement de l’application n’avait pas encore commencé. Nous cherchions une base scientifique pour sa conception. Nous avions déjà trouvé beaucoup d’études générales à l’étranger, mais nous avions besoin d’une pertinence locale. Nous étions à la recherche de directives prêtes à l’emploi pour la Belgique.

Nous avions besoin de réponses concrètes à des questions telles que « Qu’est-ce qu’un bon revenu ? », « Qu’est-ce qu’un modèle de dépenses sain ? », « Combien faut-il épargner ? ». Quand nous avons entendu parler des budgets de référence du CEBUD, nous avons tout de suite su que nous avions frappé à la bonne porte.

Nele : Nous aussi, nous avons été d’emblée enthousiastes. Une application comme Cake supprime de nombreux obstacles, car tout fonctionne automatiquement dès que vous y avez lié votre compte bancaire. La prise de conscience est la première étape de l’autonomie financière. Il est indispensable d’avoir une vue d’ensemble avant de pouvoir en tirer des enseignements et changer de comportement. 

Ilse : Ces premiers pas sont très importants. S’ils sont automatisés dans une application comme Cake, un obstacle important est levé. 

Cette vision s’inscrit également dans les recherches effectuées par le psychologue Daniel Kahneman concernant les deux vitesses de la pensée (Thinking, Fast and Slow). Nous devons sensibiliser les gens aux comportements automatiques. Il nous arrive de sursauter à la fin du mois en constatant que l’argent s’est subitement « envolé ». En y regardant de plus près, on se rend compte que les dépenses automatiques faites quotidiennement sans réfléchir représentent la plus grosse partie du budget de certaines personnes. Elles vont se servir au distributeur de friandises ou achètent un sandwich à midi, et à la fin du mois, elles ont facilement perdu 100 €.

Jessica : Et c’est ainsi que nous développons à présent l’application de manière linéaire. Nous voulons aider les gens à mieux comprendre leur budget, à le contrôler et à l’améliorer. Les fonctionnalités qu’offre l’application sont désormais principalement axées sur la compréhension. Nous fournissons des aperçus très clairs des revenus et des dépenses par catégorie et par semaine ou par mois. Progressivement, de nouvelles fonctionnalités seront ajoutées en matière de contrôle et d’amélioration. Ainsi, l’utilisateur pourra bientôt comparer ses dépenses avec la moyenne d’un groupe d’utilisateurs de Cake ayant un profil similaire. Si vous savez que les courses représentent en moyenne un budget de 400 € par mois, vous pourrez également vérifier si celui-ci est supérieur ou inférieur à la moyenne. Ce cadre peut inciter à changer de comportement. 

Nele : Nous trouvons par ailleurs que Cake est un partenaire très intéressant pour la recherche. Nous espérons aussi, à terme, tirer des leçons des rapports sur les modèles de dépenses anonymisés des utilisateurs. Le comportement de dépenses des gens change-t-il quand ils utilisent l’application ? Les utilisateurs qui, par exemple, dépensent beaucoup en vêtements changent-ils leur comportement simplement parce qu’ils peuvent se faire une idée des montants dépensés et de leurs habitudes ? Ou ce changement s’opère-t-il si on attire leur attention sur ce point ?

Quelle est la valeur ajoutée du CEBUD dans le développement de Cake ? 

Jessica : Selon nous, cette application nous permet de jouer un rôle important dans le bien-être financier des utilisateurs. C’est un objectif noble, mais il comporte aussi une certaine responsabilité. Nous voulons nous y prendre de la bonne façon, en confrontant tous nos développements à la recherche scientifique et en impliquant des experts. Dès lors, nous posons régulièrement toutes sortes de questions à Ilse et à Nele.

À l’avenir, nous allons utiliser une fourchette au lieu d’un montant exact pour indiquer les dépenses moyennes des utilisateurs Cake servant de référence pour positionner vos propres dépenses. 

Qu’attendez-vous de Cake à l’avenir ?

Ilse : Nous espérons qu’une application comme Cake fera disparaître le tabou qui entoure encore l’argent. Dans le secteur de l’enseignement, de plus en plus de démarches sont entreprises sur la voie de l’éducation financière. Et c’était vraiment nécessaire !

Nele : Il ressort d’une récente étude que les jeunes ne savent pas grand-chose des questions d’argent. 27 % seulement s’attribuent une bonne note en matière de connaissances financières. Un manque de connaissances financières va de pair avec une faible implication dans les questions financières, c’est-à-dire la mesure dans laquelle les jeunes connaissent bien leurs finances. Ils ne sont que 42 % à s’en occuper. Il est certain que l’implication est à son plus bas chez ceux qui connaissent des difficultés financières. Il s’avère également que de nombreux parents n’aiment pas parler d’argent avec leurs enfants. Selon une étude réalisée en 2020, il est encore tabou de dire combien on gagne, combien on dépense ou à combien s’élève le solde du compte d’épargne. 

Jessica : Nous voulons vraiment aborder les choses à la base. Au lieu de descriptions obscures sur vos relevés bancaires, l’application vous donne des vues d’ensemble claires et des idées regroupées. Et c’est là que tout commence.

Que pouvons-nous attendre de la collaboration entre le CEBUD et Cake ?

Jessica : Nous allons continuer à nous atteler ensemble au développement de l’application. Prochainement, nous publierons également ensemble des articles sur ce blog, avec des informations et conseils pratiques en matière de budget !

Nele : Nous aborderons différents sujets : organisation de l’administration, importance de connaître les revenus et les dépenses, conseils pour économiser, bonnes résolutions…

Ilse : Nous voulons surtout montrer qu’une bonne santé financière n’exige généralement pas de lourds sacrifices. Quelques petits changements structurels à votre comportement constituent déjà une avancée significative, tout en continuant à mener une vie sympa et agréable. Épargner ne doit pas nécessairement faire mal. 

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Elle est disponible pour Google Play et sur l’App Store.