Parlez-nous de… Cake

Par Sophie Docx

Nul n’est mieux placé pour parler de Cake que les personnes qui y travaillent. Dans cette nouvelle série « Parlez-nous de… », nous allons nous entretenir avec des collaborateurs de Cake. Aujourd’hui, c’est au tour des co-fondateurs de Cake, Peter et Davy.

Nous commençons cette nouvelle série de blogs avec Peter van Hees, Head of Product, et Davy Kestens, CEO de Cake.

Pourquoi avez-vous lancé Cake ?

Davy : Notre mission est d’améliorer le bien-être financier des consommateurs. Nous faisons cela en aidant dans un premier temps les consommateurs à mieux comprendre leurs finances. Nous voulons offrir à nos utilisateurs une meilleure application bancaire indépendante qui leur donne une vue d’ensemble et des informations claires. Des informations sur leur propre situation financière, mais aussi une comparaison avec d’autres groupes de personnes ayant un profil similaire.

Nous sommes convaincus qu’une bonne compréhension est la condition fondamentale pour avoir une bonne maîtrise des revenus et des dépenses. C’est la base pour améliorer le bien-être financier.

Dans un deuxième temps, nous complétons cela par des conseils proactifs et automatisés, avec lesquels nous voulons aider les utilisateurs à optimiser et à améliorer leur santé financière, parallèlement aux fonctionnalités et aux informations bancaires quotidiennes. À court et à long terme.

Peter : Et en plus d’optimiser les comportements de dépense et d’épargne, nous voulons également faire en sorte que les comptes bancaires des utilisateurs de Cake rapportent à nouveau de l’argent. Nous y parvenons grâce à notre modèle économique unique en son genre, qui consiste à reverser une partie de nos revenus à nos utilisateurs. Lorsque leurs données de transaction anonymisées sont traitées dans les statistiques et les rapports que nous vendons aux entreprises, nous estimons qu’il est juste qu’ils reçoivent également une part de ces revenus. Les partenaires commerciaux de Cake peuvent également offrir aux utilisateurs certains avantages financiers via l’application, en fonction de leurs habitudes d’achat.

Notre bien-être financier est-il donc si mauvais ?

Davy : Selon une étude récente, 4 Belges sur 10 ont des connaissances financières insuffisantes. Et moins nous connaissons et comprenons le fonctionnement de l’argent, plus nous risquons de prendre de mauvaises décisions. Et dans un contexte où de plus en plus de personnes ont du mal à payer leurs factures, cela devient un problème croissant.

Peter : Nous ne devons pas oublier que les revenus et les dépenses sont des données très complexes. Une personne moyenne comptabilise 40 transactions bancaires par mois et ce n’est pas évident d’y voir clair. Les frais comprennent un large éventail de biens et de services provenant de nombreux fournisseurs différents. Les frais diffèrent également sur le plan de la nécessité (par exemple, le paiement d’une facture d’électricité par rapport à une fête luxueuse pour un anniversaire) ou de la prévisibilité (par exemple, le remboursement mensuel d’un prêt par rapport à une panne de voiture imprévue). Et il y a non seulement les dépenses mensuelles récurrentes comme la nourriture, mais aussi les grosses dépenses annuelles (précompte immobilier, assurance incendie…). D’autre part, les gens ont également différentes sources de revenus (salaire, allocations familiales, revenu locatif, etc.). Et en plus de cela, ils utilisent de nombreux modes de paiement différents, des paiements en espèces et électroniques aux paiements automatiques. Tous ces aspects font qu’il est très difficile pour les consommateurs, et c’est compréhensible, de garder une bonne vue d’ensemble. C’est difficile au niveau individuel, mais encore plus difficile au niveau du ménage. Cela conduit à un manque de compréhension de leur propre situation financière, sans parler de la capacité à adapter leur comportement en conséquence. 

N’existe-t-il pas suffisamment d’outils et de ressources qui offrent déjà des solutions à ce problème ?  Que ce soit en ligne ou non ?

Davy : Il existe en effet plusieurs systèmes et applications sur le marché qui offrent des possibilités, mais nous constatons qu’il existe encore un certain nombre de limites qui empêchent d’exploiter pleinement ce potentiel. Nous pensons que nous pouvons faire la différence grâce à notre technologie. 

De très nombreux outils sont disponibles, cela va du livret de compte à remplir manuellement aux applications, en passant par les fichiers Excel classiques. Les problèmes que nous constatons avec les outils actuels sont multiples :

  • Ils nécessitent encore trop de saisie manuelle. Et l’expérience montre que les gens finissent souvent par abandonner lorsqu’ils doivent assurer eux-mêmes un suivi constant et cohérent.
  • Dans de nombreux cas, il faut aussi attribuer manuellement certaines dépenses à certaines catégories (par exemple, alimentation, vêtements, santé, sport…). Si ce n’est pas fait de manière cohérente, il sera impossible de faire des comparaisons dans le temps.
  • Souvent, les aperçus sont complexes et présentés d’une manière assez opaque avec des graphiques et des statistiques complexes.
  • Et de nombreux outils ont tendance à pointer du doigt plutôt qu’à encourager les gens.

Nous sommes convaincus qu’en partant des transactions réelles sur les comptes bancaires (Cake permet de consolider plusieurs comptes de différentes banques) et donc en automatisant tout dès le premier jour sans avoir à saisir quoi que ce soit soi-même, nous supprimerons complètement les deux premiers obstacles. 

Avec Cake, nous voulons également proposer à l’utilisateur les conclusions et les suggestions relatives au comportement de dépenses d’une manière très claire et simple, plutôt que de présenter des graphiques compliqués. Si nous combinons cela avec des astuces et des conseils proactifs et encourageants, les obstacles trois et quatre seront, eux aussi, immédiatement franchis.

Mais les banques ne proposent-elles pas aussi leurs propres applications bancaires qui fournissent déjà des aperçus ?

Peter : C’est vrai, mais les consommateurs ont souvent des comptes auprès de différentes banques et il n’est pas toujours possible ou souhaitable de les relier tous dans l’application d’une banque en particulier. Et même lorsque les banques le proposent, les consommateurs ne veulent souvent pas qu’une banque sache combien d’argent ils ont sur le compte de l’autre banque. Cake est indépendante des banques, met les consommateurs au premier plan et ne propose pas de multibanking pour vendre des produits bancaires supplémentaires.

En outre, la plupart des applications bancaires fonctionnent encore selon les méthodes des premières banques du Moyen Âge. Une liste chronologique des revenus et des dépenses. Une longue liste de montants précédés de plus et de moins. Et en fait, cela dit très peu de choses. Un revenu net de 4 000 EUR n’est pas beaucoup quand on a 3 500 EUR de frais fixes chaque mois. Ce qui importe, c’est l’équilibre entre les revenus et les dépenses et la manière dont cela évolue dans le temps. Cette méthode ne tient pas compte non plus des revenus et des dépenses futures. 

Heureusement, ces aperçus sont maintenant beaucoup mieux organisés et regroupés dans des applications bancaires, mais tout ce flux de données est toujours remis entre les mains du consommateur qui doit alors le comprendre seul.

Davy : Avec Cake, nous voulons voir les choses différemment. Nous voulons réécrire les règles et repenser complètement la méthodologie sous-jacente ; en mettant le consommateur au premier plan et en partant du budget disponible pour une période donnée. 

Notre modèle économique unique nous permet également de fournir une comparaison avec le schéma de dépenses moyen de groupes d’autres utilisateurs de Cake. En calculant des modèles anonymisés à partir de toutes les données de transaction de tous les utilisateurs de Cake réunis, nous ajoutons une dimension supplémentaire importante. Et cela contribue également à l’éducation financière des consommateurs. Si je dépense 200 EUR dans les supermarchés chaque semaine, est-ce beaucoup ou peu ? Si je sais que le montant moyen que les personnes dans ma situation familiale et ayant un revenu disponible similaire dépensent chaque semaine 150 EUR dans les supermarchés, je sais que cela pourrait être une dépense sur laquelle je pourrais éventuellement économiser si je le voulais. Ce contexte est extrêmement important.

Comment avez-vous développé l’application Cake ?

Peter : Notre avantage a été de pouvoir démarrer d’une page blanche. En tant que Head of Product, je dois admettre que c’est un rêve qui est en train de se réaliser. En effet, cela nous a permis d’établir quelques principes de base avant même de mettre quoi que ce soit sur papier. Nous les avons mis en œuvre de manière presque compulsive. Contrairement à une banque, qui essaie principalement de vendre des produits, nous avons le luxe de toujours pouvoir mettre l’utilisateur au premier plan pendant le développement de l’application Cake.

Un exemple concret est la règle interne de l’équipe produit selon laquelle les utilisateurs ne doivent pas avoir besoin de plus de 3 secondes pour comprendre un graphique ou un aperçu. Si un aperçu que nous construisons ne respecte pas la règle des 3 secondes, il sera inexorablement mis hors jeu.

Quand l’application sera-t-elle tout à fait prête ?

Peter : Il faudra encore au moins un an avant que toutes les fonctionnalités actuellement prévues soient disponibles dans l’application. Et d’ici là, sur la base des réactions de nos utilisateurs, nous aurons certainement trouvé tout un tas de nouveaux produits que nous voudrons développer (rires).

Davy : Nous avons d’ailleurs récemment rendu publique notre feuille de route. Ainsi, tous nos utilisateurs et futurs utilisateurs, mais aussi les partenaires commerciaux et les investisseurs, peuvent voir quels sont nos projets. Ainsi, chacun peut participer à la réflexion, donner son avis ou proposer de nouvelles idées qui sont ensuite examinées par notre équipe.

Peter : La chronologie de notre feuille de route est structurée en fonction de notre conviction : avant tout, donner aux gens un éclairage, afin qu’ils puissent mieux contrôler et, enfin, améliorer leur vie financière. C’est notre but ultime.

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