L’aperçu de la semaine : les impacts du coronavirus

Par Jessica Ruelens

Le business model de Cake est unique en son genre. Nous traitons les données de transaction de tous les utilisateurs de façon anonyme et les intégrons dans des statistiques et rapports que nous vendons à des entreprises. Comment ça marche exactement ? Vous le découvrirez ici.   Bonne nouvelle : nous partageons ces revenus avec tous les utilisateurs […]

Le business model de Cake est unique en son genre. Nous traitons les données de transaction de tous les utilisateurs de façon anonyme et les intégrons dans des statistiques et rapports que nous vendons à des entreprises. Comment ça marche exactement ? Vous le découvrirez ici.  

Bonne nouvelle : nous partageons ces revenus avec tous les utilisateurs de Cake. C’est un échange de bons procédés que nous trouvons juste. Logique, non ? L’utilisateur Cake moyen a déjà gagné 7,38 € de cette façon. 

Nous avons déjà traité plus de 1,7 million de transactions, pour une valeur totale de plus de 525 millions d’euros. Et nous en avons retiré une quantité d’informations intéressantes !

Par exemple concernant les impacts de la crise sanitaire sur notre comportement de dépense. Nous aimerions également vous faire partager ces connaissances. En effet, quand nous avons conscience de notre propre comportement, et de celui des autres, nous sommes mieux à même de prendre des décisions, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour notre bien-être financier.

Les impacts de la crise sanitaire

Les données de transaction anonymisées des utilisateurs de Cake sont une mine d’informations sur les impacts de la crise sanitaire.

Nous constatons par exemple qu’en général, l’utilisateur de Cake moyen dépense moins depuis le début de la crise. Alors que les dépenses moyennes s’élevaient encore à 392 € avant la semaine du 2 mars, elles n’atteignaient plus que 269 € durant la semaine du 16 mars.

Vous voyez ci-dessous le montant moyen qu’un utilisateur de Cake dépense chaque jour. Les dépenses fluctuent fortement en fonction du jour de la semaine, le dimanche étant le jour où l’on dépense le moins.

En ce qui concerne plus spécifiquement les achats d’alimentation, nous constatons des glissements. Le « panier d’achat » moyen (c’est-à-dire le montant payé à chaque passage à la caisse) est plus élevé qu’avant la crise. Un premier pic important s’est produit le 12 mars, le jour où on a commencé massivement à faire des réserves. Ce jour-là, le panier d’achat moyen pour l’alimentation s’élevait à 57,63 €, alors qu’en janvier et février de cette année, il ne s’élevait qu’à 24,40 € en moyenne.

Dans le graphique ci-dessous, vous pouvez voir la même chose, mais uniquement pour les grandes enseignes (Carrefour, Colruyt, Spar, Spar Express, Delhaize, Lidl, Aldi, Okay et Albert Heijn). La valeur d’achat du panier moyen est encore plus élevée. Le 12 mars en question, elle atteignait même 67,84 € comparativement à une moyenne de 27,66 € durant les deux premiers mois de cette année.

Nous avons réalisé ci-dessous une analyse par jour (toujours pour les plus grandes chaînes de supermarchés). Il en ressort par exemple que, le jeudi, le montant du panier d’achat moyen au supermarché est de 58 € à partir du 12 mars alors qu’avant le coronavirus, il ne s’élevait qu’à 27 €.

Il va de soi que les mesures ont eu un impact majeur sur l’horeca. Vous pouvez voir ci-après l’index des dépenses, le nombre total de clients ainsi que le nombre total de transactions par rapport au jeudi 5 mars (point de départ du graphique). Le 5 mars se situait une semaine avant la fermeture obligatoire des cafés et restaurants. Ce graphique montre que les dépenses dans l’horeca sont tombées au point mort et qu’une augmentation des dépenses durant le week-end ne se produit que depuis récemment. Cet effet peut être expliqué par le fait que les restaurants sont plus nombreux à proposer des repas à emporter ou des livraisons à domicile. 

La catégorie « Home improvement and garden » est, elle aussi, nettement impactée par les mesures. L’index a également été calculé au 5 mars. Les magasins n’ont fermé leurs portes qu’à partir du 21 mars. Durant la semaine du 16 mars, ils étaient encore ouverts du lundi au vendredi, et un pic important se présente à ce moment-là. Les jardineries qui vendaient également des produits pour animaux ont pu également rester ouvertes. Les magasins de bricolage et les jardineries ont pu rouvrir le 20 avril. Les dépenses ont enregistré un pic énorme les samedis 25 avril et 2 mai. À ces deux dates, les dépenses ont été cinq fois supérieures à celles du 5 mars.

Nous constatons également un net impact sur les achats de vêtements. Bien que les magasins étaient encore ouverts durant la semaine du 16 mars, les dépenses ont chuté de 40 %. Cette baisse s’est aggravée après la fermeture obligatoire. Les achats qui ont encore été enregistrés sont principalement issus de la vente en ligne, mais ils ne compensent pas la chute. En ce qui concerne les ventes en ligne, Zalando a été le grand gagnant. Alors qu’avant la crise, il représentait 6 % de toutes les transactions dans la catégorie vêtements, sa part s’élève maintenant à près de la moitié (49 %). 

Le graphique montre quelles catégories de dépenses ont diminué (à gauche, les perdants) et augmenté (à droite, les gagnants) depuis le début de la crise. La taille des cercles reflète l’étendue relative de la catégorie : plus le cercle est grand, plus on a dépensé d’argent dans cette catégorie. Par exemple, nous constatons que les dépenses alimentaires (« Groceries ») ont augmenté de 40 % par rapport à la période précédant la crise et que c’est également dans cette catégorie que l’on a dépensé le plus au total. Par ailleurs, nous constatons que les dépenses en carburant (« Gas and fuel ») sont plus faibles qu’avant la crise (baisse d’environ 55 %) et que les dépenses totales dans cette catégorie sont également limitées.

Presse

Les partenaires commerciaux ne sont pas les seuls à trouver intéressantes les informations qu’ils peuvent tirer des données de transaction de Cake. La presse, elle aussi, se tourne de plus en plus vers Cake. Étant donné que les données de transaction sont collectées en temps réel et qu’elles sont basées sur le comportement réel et non sur ce que les gens disent avoir acheté (dans une enquête en ligne par exemple), elles sont très utiles pour dégager certaines tendances. Ces dernières semaines, nous avons reçu régulièrement des questions concernant les impacts de la crise sanitaire. Nous avons essayé d’y répondre du mieux possible en communiquant des informations comme celles ci-dessus.

C’est ainsi que plusieurs articles sont déjà parus, basés sur des rapports de Cake, entre autres dans Het Nieuwsblad, Het Laatste Nieuws et sur VRTnws

Des fédérations professionnelles telles que Gondola et Comeos ont déjà eu recours aux analyses de Cake. Par exemple cette analyse que Gondola a réalisée à partir des chiffres de Cake à la suite de la réouverture des magasins de bricolage.

L’avenir

À l’avenir, nous continuerons à partager ce genre d’informations. Le nombre de nos utilisateurs s’accroît de jour en jour et c’est une bonne nouvelle : plus les utilisateurs de Cake seront nombreux, plus les transactions que nous pourrons analyser seront variées et plus les informations qui figureront dans les rapports seront précieuses et fiables. 

Merci d’utiliser Cake ! 👊

👉 Si vous êtes intéressé(e) par les informations que Cake peut offrir à votre entreprise ou marque, prenez contact avec Tom (tom@cake.app) ou Ann-Sophie (ann-sophie@cake.app).

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